“Entre ; ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilitées qu’on ait des difficultées à communiquer. Mais essayons quand même.”

Bernard Werber

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Lost in transition.

Tout au court de ma vie, j’ai plus ou moins cru vivre selon mes principes, selon mes envies. Partir vivre en France à 20 ans et revenir 7 années plus tard avec une expérience de vie impressionnante et une confiance professionnelle inébranlable, que demander de mieux pour le jeune « Scorpion » que je suis?

Mais aujourd’hui je réalise que je n’ai plus envie. Je n’ai plus ce type d’énergie. Je n’ai plus envie de jouer au jeune cadre dynamique. Pourtant je m’y obstine.

Vous voudriez sans doute savoir ce que je veux faire? Pourquoi donc? Pour que vous me suggèreriez par la suite de foncer, de travailler fort pour réaliser mes objectifs!? Mais qui ne sait pas déjà tout cela?

Je me souviendrai toujours de cette soirée où un ami a soufflé sur mon chateau de cartes. De cette soirée où un ami m’a détruit en une seule phrase sans même s’en rendre compte. « Tu n’as rien d’un artiste! » m’avait-il lancé.

Comment cela était-il possible? Comment en étais-je arrivé là? Pourquoi étais-je devenu cet être aussi « binaire », pourquoi ma vie était-elle aussi peu ludique. Comment peut-on débuter ses études post-secondaires en Arts et Communication et soudainement se retrouver consultant en informatique dans une banque?

Je ne sais pas.

Peut-être suis-je arrivé à un point dans ma vie où j’aurais bêtement cru que pour être quelqu’un, il fallait « une vraie carrière »? Peut-être me serais-je dit qu’il serait plus respectable de se convertir par la suite vers les Arts que de clamer être un artiste sans ne rien accomplir, jamais, dès le début?

Je ne le sais vraiment plus.

N’allez surtout pas croire que je vais maintenant vous annoncer que je change de vie. N’allez surtout pas croire que dès lors qu’on m’offrira ce nouveau poste de consultant dans cette autre banque que j’oserais même penser à le refuser. Non, je ne suis pas aussi fort que j’aimerais l’être. Je n’ai pas ce courage.

Alors je continuerai à digérer ce mal aux trippes … tant que le courage me manquera.

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Certains voudraient sans doute savoir…

Toujours pas de job, malgré une (1) belle offre. Patience Gabriel, patience.



Pensée du jour.

Retourner en arrière est une aventure aussi périlleuse que de s’élancer vers l’avenir.

Roger Fournier

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Il est difficile de concevoir qu’aujourd’hui que tout est clair dans ma tête concernant mon retour au Québec, les propositions professionnelles intéressantes de mon employeur actuel ne cessent de me parvenir.

J’ai l’impression que notre rapport actuel ressemble un peu à ce rapport qu’a cette femme quittant son homme après avoir beaucoup trop attendu avant de le faire et son homme réalisant par le fait même, mais trop tardivement, qu’elle ne reviendra pas, malgré tout le confort de leurs habitudes et de ce foyer qui n’est déjà plus le sien.

Je le disais, j’ai l’ai encore répété aujourd’hui… Je suis déjà ailleurs et cette fois-ci je ne retournerai pas en arrière…

À défaut de me l’imaginer, j’irai plutôt découvrir ce qu’aurait pu être Gabriel s’il était rentrer vivre au Québec par cet été 2007…



Les temps changent.

Aujourd’hui, pour la première fois c’est moi qui me retrouve à être hébergé. On peut vraiment dire que ça sent la fin.

Pourtant hier dans la journée, j’ai reçu le coup de fil d’un ingénieur commercial me demandant si je serais éventuellement intéressé par un poste. J’ai reçu son descriptif par e-mail et comme pour faire exprès, ce poste me correspondait vraiment.

J’ai alors rappelé le cher monsieur pour lui indiquer qu’il était maintenant trop tard, que j’étais ailleurs, dans une autre dynamique.

C’était sans doute la dernière petite épreuve cherchant à tester la fermeté de cette décision prise.

En attendant, de signer les derniers documents et de récupérer ce fameux billet d’avion, je trie mes cossins…

Ma vie tient en deux gros sacs! Je n’ai plus grand chose qui m’appartiennent aujourd’hui, mais je rentre le coeur gros et la mémoire remplie de jolies choses… inestimables…



Pensée du jour.

Le doute est le sel de l’esprit, sans la pointe de doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries.

Emile-Auguste Chartier, dit Alain

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Je pars [...] je reste [...] je reviendrai [...] et sans doute pour ne plus jamais rentrer. Qui sait finalement où j’irai? Moi vous dites? Voyons donc, je ne sais même pas où je suis.

Au point où j’en suis, ce serait de vous mentir que d’écrire ici que ma décision n’est pas encore prise.

J’ai bel et bien fait mon choix. Je rentre à Montréal. D’ailleurs il y a déjà plusieurs années que j’ai fait ce choix. La vraie question était « Quand? » … Et c’est là que vous vous êtes tous trompé … Dans la question.

Voici donc la réponse à la question qui ne m’a pas été posée -> Le plus tôt possible. Ce n’est qu’une question de jours.

Ce n’est pas le choix logique, ni celui de la sagesse mais bien celui du coeur, celui des tripes. René Lévesque l’avait dit: « Nous sommes des Québécois. Cela veut dire que le Québec est le seul coin du monde où nous puissions être pleinement nous-mêmes. »

Oui effectivement, je suis persuadé que l’on peut réellement s’épanouir à l’étranger… Mais pensez-vous sincèrement arriver à être « pleinement » vous-même sans TOUT ce qui fait votre personne?

Personnellement, je sais que je n’y arriverai pas sans ma petite famille, mes vieux amis, ma ville, ma malbouffe… car je suis ce que je suis, un Québécois, un putain de Montréalais, un ti-coune du quartier Villeray.

Pourtant, je ne me souviens même plus à quoi ressemble les quais du métro Jean-Talon, le nom des rues du quartier et leur emplacement deviennent vagues et se perdent dans mes souvenirs… et chaque fois que j’oublie ces petits trucs tout à fait anodins, sans réelles importances… c’est chaque fois un peu de ma culture qui se perd.

Il est alors arrivé le fameux aujourd’hui. Le aujourd’hui où j’aspire à être pleinement moi-même à nouveau. Le aujourd’hui où… Aussi rapidement que je suis arrivé, je m’en retournerai.

Oui, Paris me manquera… Beaucoup plus que vous ne pouvez l’imaginer. N’allez surtout pas croire que je n’ai pas douté.



La video poche du jour.

Aujourd’hui, j’vous mets un désormais classique où l’on voit clairement à quel point je bossais fort pendant les journées fériées où nous étions d’astreinte.

Il faut aussi rajouter que nous avions pas mal fêté fort la veille, ou plutôt, disons-le, quelques heures auparavant.

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Une autre journée à tuer le temps qui nous tue.

Une autre journée de laquelle je pourrai franchement dire, je n’ai strictement servi à rien! Mais cette même journée, m’aura-t-elle au moins servi? Même pas certain.

Il va bientôt me falloir créer l’action



Pensée du jour.

Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire.

Georges Clemenceau

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Aujourd’hui, ce fut une journée chargée. Suite à ce que je vous avais annoncé,  mon commercial a fait le point avec le client très mécontant et j’ai décidé de ne plus retourner travailler là. Je suis donc officiellement à la recherche d’une nouvelle mission pour le moment.

Tout aurait pu se passer beaucoup plus en douceur. Mais j’avais besoin de créer l’action pour que les choses bougent le plus rapidement possible. Je me suis donc « volontairement » placé dans une position très délicate face à mon employeur.

Le jeu en vaut-il la chandelle? Je crois sincèrement que rien n’arrive pour rien dans la vie. Sincèrement.

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Je tiens tout de même à remercier l’équipe commerciale qui s’est mis de suite au travail dans l’objectif de préparer l’avenir… Malgré tout.



Et voilà.

Ce lundi m’aura permis de me débarasser d’un fardeau grandissant. Il y a quelque temps, mon manque total de motivation par rapport à ma mission actuelle me poussait à jouer mon emploi à pile ou face (À ne pas faire à la maison, je suis un professionnel).

Malgré l’augmentation salariale conséquente qui en découla directement, je suis toujours aussi peu motivé et malheureusement pour le client, ça paraît. Aujourd’hui ma supérieure hierarchique m’a convoqué dans son bureau pour justement faire le point sur la mission, ma motivation, etc.

Je lui ai tout expliqué! Je n’ai plus ce type d’énergie et je ne compte pas rester dans ces conditions. J’ai maintenant un CV qui me permet de faire un truc un minimum intéressant. Je trouve cette mission réductrice. Aucun problème humain, tout le monde est sympa mais le boulot est tout simplement craignosse!

C’est donc à 99% certain, je quitterai cette mission dans les prochains jours et j’en suis très heureux.

Maintenant que va-t-il se passer? C’est une bonne question. Je me demande si je ne pourrais pas en profiter pour tout simplement rentrer au Québec. Peut-être prendrai-je tout de même un peu de temps pour étudier les différentes possibilités qui s’offriront à moi.

D’une manière ou d’une autre, rien n’arrive pour rien dans la vie.



Une semaine depuis le retour en France.

C’est dur dur de recommencer à bosser. Surtout lorsque la motivation n’y est pas. Mais c’est bon, je ne me plaindrai pas. En tout cas, pas aujourd’hui. ;-)

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Ah oui, il faut que je vous dise. J’ai tenté de faire une tarte au sucre pour un repas de service au boulot! J’ai vraiment raté ma shot! LOL … Ne riez pas, c’est la première fois que j’en faisais une! :-)

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En fait, j’ai fait deux grandes erreurs. Je n’ai pas laissé le mélange épaissir avant d’enfourner (j’adore ce mot!) et je ne savais pas quoi faire avec la pâte sur les boards et comme un con, je l’ai laissé couler au fond du mélange! Grrrrr.

À partir de là, j’avais deux choix:

1) Me débarasser de cette dernière et acheter une autre tarte et expliquer à mes collègues que j’ai manqué la tarte la plus facile à faire au monde.

OU

2) Assumer, apporter la tarte et faire rire de moi et voir tout le monde ne PAS toucher à ce truc immonde.

J’ai finalement choisi le deuxième choix et j’ai été surpris de voir les gens y goûter et même aimer ça. Comme quoi! Une chose est certaine, je vais en entendre parler de cette tarte! ;-)

Je me reprendrai!